Comment vérifier l’état d’un BRH d’occasion avant achat ?
Acheter un BRH d’occasion peut être une bonne manière de réduire le budget tout en équipant efficacement une mini-pelle. Mais contrairement à un godet ou à certains accessoires plus simples, un brise-roche hydraulique contient de nombreuses pièces internes soumises à de fortes contraintes.
Un matériel propre en apparence peut donc présenter une usure importante, une fuite difficile à détecter ou avoir subi des réparations au cours de sa vie.
Avant tout achat, il est essentiel de prendre le temps d’examiner l’outil, de poser les bonnes questions au vendeur et, si possible, de le tester directement sur une machine.
Voici les principaux contrôles à effectuer pour éviter une mauvaise surprise.
Commencer par vérifier l’état général du BRH
La première étape est une inspection visuelle complète.
Même si elle ne permet pas de connaître l’état de toutes les pièces internes, elle donne déjà beaucoup d’informations sur la manière dont le matériel a été utilisé.
Commencez par observer la carrosserie et le corps du BRH.
Des rayures ou des traces de frottement sont normales sur un accessoire de chantier. En revanche, des déformations importantes, des fissures ou plusieurs zones ressoudées doivent attirer votre attention.
Une réparation n’est pas forcément synonyme de mauvais matériel, mais elle mérite une explication.
Demandez au vendeur :
- pourquoi la pièce a été réparée ;
- à quelle date ;
- par quel professionnel ;
- si des éléments internes ont également été remplacés.
Une soudure récente sur une zone fortement sollicitée peut révéler un choc important ou une utilisation intensive.
Examiner le burin et la partie basse
Le burin est l’une des pièces qui subissent le plus d’efforts.
Il entre directement en contact avec le béton, la roche ou les matériaux travaillés.
Un certain niveau d’usure est donc parfaitement normal sur un BRH d’occasion.
En revanche, un burin très marqué, déformé ou présentant une usure irrégulière peut indiquer une utilisation inadaptée.
Regardez également la zone dans laquelle le burin coulisse.
Un jeu excessif peut signaler une usure des bagues ou des pièces de guidage.
Si le burin bouge beaucoup latéralement, une remise en état peut être nécessaire.
Ce type de réparation doit être pris en compte dans le prix de vente.
Contrôler les axes et les fixations
Les axes jouent un rôle important dans la fixation du BRH sur la pelle.
Ils doivent donc être inspectés attentivement.
Recherchez notamment :
- des traces d’usure irrégulière ;
- une déformation ;
- un jeu important ;
- des marques de choc ;
- des réparations visibles.
La zone de fixation doit également être contrôlée.
Un jeu trop important peut avoir un impact sur la précision du travail et augmenter les contraintes sur le bras de la machine.
Profitez-en pour vérifier la compatibilité avec votre mini-pelle.
Le diamètre des axes, l’entraxe, la largeur du balancier et le type d’attache doivent correspondre.
Un accessoire en bon état mais impossible à monter facilement sur votre porteur n’est pas forcément une bonne affaire.
Vérifier soigneusement le circuit hydraulique
Un BRH fonctionne grâce au système hydraulique de la pelle.
La moindre fuite ou faiblesse du circuit peut donc entraîner des problèmes de performance.
Commencez par observer les flexibles.
Ils ne doivent pas présenter :
- de craquelures importantes ;
- de coupures ;
- de zones fortement écrasées ;
- de traces d’huile ;
- de raccords endommagés.
Une légère trace ancienne ne signifie pas forcément qu’il existe encore une fuite.
En revanche, de l’huile fraîche autour d’un raccord ou d’un joint doit être examinée avec attention.
Une fuite peut venir d’un simple flexible à remplacer, mais aussi d’un problème plus important.
Observer les joints et les traces d’huile
Les joints assurent l’étanchéité du système.
Avec le temps, ils peuvent durcir, se détériorer ou perdre leur efficacité.
Lorsque vous examinez un modèle d’occasion, regardez notamment la zone autour des raccords, du corps principal et de la partie basse.
Des traces d’huile répétées peuvent indiquer un défaut d’étanchéité.
N’hésitez pas à nettoyer légèrement une zone suspecte puis à observer si l’huile réapparaît pendant un test.
C’est un contrôle simple mais très utile.
Sur un matériel ayant plusieurs années, demandez également si les joints ont déjà été remplacés.
Tester le BRH en fonctionnement
Si le vendeur accepte un essai, profitez-en.
C’est l’un des meilleurs moyens de vérifier le comportement réel de l’outil.
Installez-le idéalement sur une pelle dont les caractéristiques correspondent aux besoins du BRH.
Pendant le test, observez plusieurs éléments.
La frappe doit être régulière.
Des variations importantes, des coupures ou un manque de puissance peuvent signaler un problème hydraulique ou mécanique.
Écoutez également le bruit.
Un fonctionnement anormalement métallique ou irrégulier mérite une vérification supplémentaire.
Un bon test ne consiste pas seulement à faire fonctionner le BRH quelques secondes dans le vide.
Il est préférable de l’utiliser brièvement sur un matériau adapté, lorsque les conditions de sécurité le permettent.
Vérifier le débit et la pression nécessaires
Avant l’achat, demandez les caractéristiques techniques précises du modèle.
Chaque BRH possède une plage de fonctionnement.
Le débit hydraulique demandé doit être compatible avec celui de votre machine.
La pression doit également correspondre.
Ces informations permettent de savoir si l’outil pourra fonctionner correctement une fois installé sur votre mini-pelle.
Un matériel trop exigeant par rapport au circuit disponible risque de manquer d’efficacité.
À l’inverse, une mauvaise alimentation peut accélérer l’usure.
Si l’annonce ne donne aucune information technique, demandez la référence exacte et recherchez la fiche du fabricant.
Faire attention aux anciennes réparations
Une réparation bien réalisée n’est pas forcément problématique.
Mais plusieurs modifications successives peuvent révéler une vie de chantier particulièrement difficile.
Observez notamment :
- les soudures ;
- les vis ou éléments remplacés ;
- les différences de peinture ;
- les pièces qui semblent plus récentes que le reste ;
- les flexibles neufs sur un ensemble très ancien.
Cela ne signifie pas automatiquement qu’il faut abandonner l’achat.
Mais cela doit vous pousser à poser davantage de questions.
Prenons un exemple.
Un BRH de plusieurs années présente une carrosserie très marquée, mais des flexibles et un burin presque neufs. Cela peut simplement signifier que l’ancien propriétaire a réalisé un entretien récent.
Dans ce cas, demandez les factures.
Cela permet de savoir si les réparations ont été faites correctement.
Demander l’année et l’historique d’utilisation
L’année de fabrication est utile, mais elle ne suffit pas.
Un BRH de cinq ans utilisé vingt jours par an peut être en meilleur état qu’un modèle de deux ans ayant travaillé quotidiennement sur des chantiers de démolition.
Demandez donc, si possible, une estimation du nombre d’heures ou du nombre de chantiers réalisés.
Essayez également de savoir sur quels matériaux il a travaillé.
Un outil utilisé essentiellement pour du béton ne connaît pas forcément les mêmes contraintes qu’un modèle employé régulièrement dans de la roche.
Le type d’activité de l’ancien propriétaire peut donner des indications.
Une entreprise de BTP spécialisée dans le déroctage n’aura probablement pas utilisé son matériel de la même manière qu’un particulier.
Quels documents demander au vendeur ?
Plus le vendeur peut fournir d’informations, mieux c’est.
Demandez notamment :
- les factures d’entretien ;
- les factures de réparation ;
- la référence exacte du matériel ;
- l’année de mise en service ;
- la notice si elle est disponible ;
- les documents de conformité lorsqu’ils sont disponibles ;
- les références des pièces remplacées.
Si l’achat est réalisé auprès d’un professionnel, demandez également les conditions de garantie éventuelles.
Certains vendeurs proposent une garantie courte sur du matériel d’occasion, d’autres vendent sans garantie particulière.
Il est important de savoir exactement ce qui est inclus avant de signer.
Vérifier que le BRH correspond réellement à vos besoins
Un BRH peut être en excellent état tout en étant mal adapté à votre machine.
Avant l’achat, regardez donc le poids du porteur recommandé.
Vérifiez ensuite le débit, la pression et la fixation.
Le type de travaux prévu doit aussi être pris en compte.
Un petit modèle peut suffire pour casser quelques dalles ou travailler sur des matériaux moyennement résistants.
Pour un usage fréquent en terrassement ou sur de la roche, il faudra généralement choisir une gamme plus adaptée à cette utilisation.
Ne vous laissez donc pas séduire uniquement par une annonce intéressante.
Comparer plusieurs annonces
Avant de prendre une décision, regardez plusieurs offres disponibles.
Cela permet d’avoir une meilleure idée du prix du marché.
Comparez notamment :
- l’année ;
- l’état ;
- les accessoires inclus ;
- la marque ;
- le type de fixation ;
- les pièces récemment changées ;
- les éventuelles garanties.
Les annonces provenant d’un professionnel sont souvent plus détaillées, mais certaines offres entre particuliers peuvent aussi être intéressantes.
L’objectif n’est pas forcément de trouver le prix le plus bas.
Il faut surtout trouver le meilleur rapport entre l’état, la compatibilité et le coût futur.
Comment négocier le prix selon l’état constaté ?
Une inspection sérieuse peut vous donner des arguments pour négocier.
Par exemple, si le burin doit être remplacé rapidement, vous pouvez intégrer le prix de cette pièce dans votre calcul.
Même chose pour des flexibles abîmés ou des bagues présentant un jeu important.
Évitez cependant de négocier uniquement sur la base de défauts esthétiques.
Une carrosserie rayée sur du matériel de chantier est normale.
Concentrez-vous plutôt sur les éléments qui peuvent avoir un impact sur le fonctionnement ou la durée de vie.
Présenter au vendeur une estimation claire des réparations à prévoir permet souvent d’avoir une discussion plus constructive.
Les risques d’un achat sans contrôle approfondi
Acheter trop rapidement peut entraîner plusieurs problèmes.
Le premier est évidemment financier.
Un BRH vendu à un prix attractif peut finalement nécessiter plusieurs centaines d’euros de pièces et de main-d’œuvre.
Le second risque concerne l’immobilisation de la machine.
Si l’outil tombe en panne au milieu d’un chantier, les travaux peuvent être retardés.
Il faut également penser à la sécurité.
Un flexible très abîmé ou une fixation mal adaptée peut provoquer un incident.
C’est pour cela qu’un contrôle complet reste indispensable.
Godets-Pro : une alternative au marché de l’occasion
Lorsque l’état d’un modèle d’occasion reste difficile à évaluer, il peut être intéressant de comparer avec du matériel neuf.
Godets-Pro propose différents BRH pour mini-pelles, ainsi que des accessoires pour les travaux de terrassement, de démolition et d’aménagement.
Le choix peut être réalisé selon les caractéristiques de la machine, notamment le poids du porteur, le débit hydraulique et le système de fixation.
Godets-Pro propose également des godets, tarières, attaches et autres équipements pour mini-pelles.
Pour un professionnel ou un particulier qui souhaite utiliser régulièrement son matériel, disposer d’un équipement neuf permet notamment de partir avec un historique connu et un outil adapté dès le départ.
Comment reconnaître une bonne occasion ?
Une bonne occasion n’est pas forcément le modèle le moins cher.
C’est avant tout un outil dont l’historique est suffisamment clair, qui ne présente pas de fuite inquiétante et dont les pièces principales sont encore en bon état.
La compatibilité avec votre mini-pelle doit également être vérifiée.
Si le vendeur accepte un test, fournit des factures et répond précisément aux questions sur l’entretien, c’est généralement un bon signe.
À l’inverse, une annonce très vague, sans référence, sans informations techniques et sans possibilité d’essai demande davantage de prudence.
En résumé : que vérifier avant l’achat ?
Avant d’acheter un BRH d’occasion, prenez le temps d’examiner le matériel dans son ensemble.
Contrôlez la carrosserie, le burin, les axes, les bagues, les flexibles, les raccords et les éventuelles traces d’huile.
Vérifiez les caractéristiques techniques et assurez-vous que le modèle correspond à votre machine.
Demandez l’année, l’historique d’entretien et les factures disponibles.
Si possible, réalisez un test en fonctionnement.
Enfin, comparez le prix demandé avec les réparations éventuelles à prévoir.
Un matériel d’occasion correctement contrôlé peut constituer une très bonne solution. Mais quelques minutes supplémentaires passées à vérifier son état peuvent surtout vous éviter des réparations coûteuses une fois le chantier commencé.